Le problème
Le public paie pour l'ère du pétrole.
Quand un projet pétrolier est trop risqué pour les banques privées, le secteur public prend le relais : la Banque mondiale prête, les agences de crédit garantissent, les agences d'aide budgétisent. La facture va aux citoyens, le profit aux compagnies, et les émissions au climat.
Le total
61,3 milliards de dollars, depuis l'an 2000.
15,6 Mrd $
États-Unis — le premier pays donneur d'oil aid (Export-Import Bank, OPIC, agences).
16,5 Mrd $
Les pays européens, collectivement.
≈ 8 Mrd $
Groupe de la Banque mondiale — le plus grand bailleur multilatéral au pétrole et au gaz.
>50 %
de l'oil aid va à des projets dont le pétrole est exporté vers les pays riches.
Source : Aider le pétrole, nuire au climat, Oil Change International, décembre 2007.
Banque mondiale
La banque qui « verdit »... puis grandit.
La Banque mondiale se présente comme un leader climatique. Ses propres livres racontent une autre histoire : entre les exercices 2005 et 2006, son soutien aux projets de combustibles fossiles a augmenté de 93 %, passant de 450 à 869 millions de dollars. En 2006, pétrole, gaz et électricité représentaient 77 % de l'ensemble du portefeuille énergie de l'institution — pendant que les « nouvelles renouvelables » (éolien, solaire, petite hydraulique) en représentaient à peine 5 %.
En 2008, le soutien fossile du groupe dépassait la barre des 2 milliards de dollars — en hausse de 60 % en un an ; décembre 2008 : les prêts au seul charbon +256 %. La branche privée (la SFI) a augmenté son financement des compagnies pétrolières de 77 % entre 2005 et 2006.
Sources : données du Bank Information Center et du groupe de la Banque mondiale, archives de la campagne 2007-2008.
Finance publique croissante pour les fossiles, 2005-2008 — les propres archives de la Banque.
G8 & crédit à l'exportation
Les mêmes gouvernements, deux fois.
À Gleneagles en 2005, le G8 promettait 50 milliards de dollars d'aide supplémentaire à l'Afrique — puis continuait à financer des projets pétroliers et gaziers qui saperaient le but de cette aide. Les agences de crédit à l'exportation (ACE) ont soutenu tout le schéma : l'Export-Import Bank américaine a autorisé à elle seule 1,5 milliard de dollars pour des projets pétroliers, gaziers et pétrochimiques en 2005, et l'OPIC 580 millions en soutien pétrole et gaz, bien plus que dans n'importe quel renouvelable.
Le projet de déclaration fuité avant le sommet de Heiligendamm en 2007 discutait de limiter le changement climatique à 2 °C — sans mentionner les plus de 250 milliards de dollars par an de subventions mondiales aux fossiles (chiffre du rapport Stern) qui se trouvaient sous son nez.
Sources : archives de la campagne 2005-2007, rapport Stern (2006).
Ils financent plus le problème que la solution.
Les subventions mondiales aux énergies fossiles dépassent 250 milliards de dollars par an. Pendant ce temps, une poignée de projets renouvelables reçoit une fraction minuscule de ce que les institutions prêtent à l'ère du pétrole. Le climat ne se négocie pas dans la fumée des sommets — il s'écrit dans les lignes budgétaires de la Banque mondiale, du G8 et des agences de crédit. Lire toutes les preuves.