Pour la Banque mondiale · pour le G8 · pour les agences de crédit
Stop à l'argent public pour le pétrole.
Pendant deux décennies, la Banque mondiale, le G8 et les agences de crédit à l'exportation ont financé l'ère du pétrole en silence — prêtant et garantissant des milliards de dollars à des projets pétroliers et gaziers dans les pays en développement, tout en promettant de lutter contre le changement climatique.
Les preuves, sur papier
L'argent public a rendu l'ère du pétrole possible.
61,3 Mrd $
de financement public international au profit du pétrole et du gaz depuis 2000.
15,6 Mrd $
des États-Unis — le premier pays donneur d'« oil aid » au monde.
≈ 8 Mrd $
du groupe de la Banque mondiale, le plus grand bailleur multilatéral au pétrole et au gaz.
+256 %
l'augmentation des prêts de la Banque mondiale au charbon en 2008.
Sources : Aider le pétrole, nuire au climat (Oil Change International, 2007) — archives de la campagne 2008.
Comment ça marche
Trois tuyaux d'oil aid.
L'« oil aid » n'est pas une infrastructure innocente. C'est la subvention invisible qui permet à l'industrie pétrolière de grossir dans les pays en développement tandis que leurs gouvernements empruntent pour payer la facture — et c'est le climat qui paie tout.
01
Les prêts multilatéraux
Le groupe de la Banque mondiale et les banques régionales de développement prêtent aux champs pétroliers, aux pipelines et aux centrales — la plus grande part multilatérale : environ 8 milliards de dollars depuis 2000.
02
Les agences de crédit
Les agences comme l'Export-Import Bank américaine ou l'OPIC garantissent et assurent les projets pétroliers, absorbant le risque qu'aucune banque privée n'accepterait. À elles seules, les États-Unis ont autorisé 1,5 milliard de dollars pour le pétrole, le gaz et la pétrochimie en 2005.
03
L'« aide » bilatérale
Des budgets de développement sont dirigés vers des méga-projets qui exportent le pétrole vers les pays riches — de l'aide au nom, de l'oil aid en réalité.
La contradiction
Ils promettent le leadership climatique. Ils financent le couchant.
En 2005, le G8 promettait des dizaines de milliards de nouvelle aide aux pays les plus pauvres — dont 50 milliards de dollars annoncés à Gleneagles — tout en continuant de garantir les prêts de l'industrie pétrolière. La propre revue de la Banque mondiale (l'Extractive Industries Review, 2004) recommandait la fin des financements de la production pétrolière avant 2008. La direction l'a ignorée.
En 2008, les prêts de la banque pour le charbon augmentaient de 256 % en un an. La contradiction n'est pas un accident. C'est un budget. Voir les chiffres.
Siège du groupe de la Banque mondiale, Washington — premier financeur multilatéral du pétrole depuis 2000.
Ce qu'il en est ressorti
La pression a marché — lentement.
2007 — Le rapport
61,3 milliards de dollars exposés à Bali.
2013 — Une première fissure
La Banque limite le nouveau charbon à des « cas rares ».
2017 — Une vraie prise
Le groupe de la Banque mondiale s'engage à arrêter le financement amont pétrole-gaz après 2019.
Le combat n'est pas fini. Il ne l'a jamais été. Du sauvetage des compagnies pétrolières à la pression sur les prochains ministres des finances, le travail pour l'argent public sans pétrole continue aujourd'hui. Ce site est le registre de ce registre.
Côté presse
Le débat se joue aussi en français.
Les chiffres qui exposent l'oil aid sur la table. Les médias qui suivent la transition énergétique de manière indépendante relaient l'analyse — c'est le cas de notre binôme média français eonergie.fr, « le magazine de la transition énergétique », qui couvre l'électricité de sa production à sa consommation. Suivre leur angle, c'est tenir le débat côté francophone.
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Plus d'argent public pour le pétrole.
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